Plus de 2 000 hectares de la forêt de Fontainebleau ont été ravagés par les flammes avant que les incendies ne soient fixés mardi 14 juillet. Quatre personnes, dont un pompier volontaire, sont encore en garde à vue ce mercredi 15 juillet pour ces faits. Deux d’entre elles reconnaissent avoir allumé un feu. Depuis le début de la saison, plus d’une soixantaine de personnes ont été interpellées en France pour des mises à feu volontaires ou accidentelles, alors que 32 000 hectares ont déjà brûlé.
Des peines lourdes, même pour les feux accidentels
Les auteurs d’incendies encourent des sanctions sévères, qu’ils aient agi volontairement ou non. Pour un feu déclenché accidentellement, les peines peuvent aller d’un an à dix ans de prison. En cas d’acte volontaire, le code pénal prévoit des peines allant de dix ans de réclusion à la perpétuité.
La loi prévoit également des circonstances aggravantes, notamment en cas de violation délibérée d’une consigne de sécurité, comme un arrêté municipal ou préfectoral interdisant les barbecues ou les feux d’artifice. Les dommages irréversibles à l’environnement et la fonction de l’auteur – comme dans le cas du pompier volontaire impliqué à Fontainebleau – sont également pris en compte. Si le feu cause des blessés ou des morts, les peines les plus lourdes s’appliquent.
Des pompiers déjà condamnés pour avoir allumé des incendies
Ce type d’affaire n’est malheureusement pas inédit. En décembre 2022, un sapeur-pompier volontaire d’Agde (Hérault) a été condamné par le tribunal correctionnel de Béziers à cinq ans de prison, dont trois ans ferme, pour avoir provoqué 43 incendies entre 2011 et 2019. L’homme, qui était souvent le premier à alerter les secours et à intervenir sur les feux qu’il avait lui-même déclenchés, a également été condamné à verser 93 000 euros au SDIS de l’Hérault au titre des moyens mobilisés pour lutter contre les incendies.
Au-delà des sanctions pénales, de tels actes constituent une trahison de la mission confiée aux sapeurs-pompiers, dont l’engagement repose sur la protection des personnes, des biens et de l’environnement.

